BUCEPHALE : Voyage en Ibérie
Créé le 09.04.17 à 09:48
A la découverte de la culture Arabo-Andalouse.
 
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Jean
Voyage en Ibérie,
 

 
Une aventure se termine, périple de trois mois et 6450 km dont 5930 km en 76 jours de pédalage.
 
Un voyage en solitaire ne se raconte pas. Quête égoïste toujours inassouvie de couleurs, de senteurs différentes ponctuée de rencontres inattendues parfois drôles, parfois tristes, souvent émouvantes.
Rencontre de mondes contraires qui s'ignorent.
A Marbella, réservoir à donzelles siliconées se vautrant sur des sofas à baldaquins signés Roederer au bord de la piscine, le regard et le sourire bovin de cerveau lobotomisé par les séries de télé-réalité.
Et puis en Algarve, ce vieil homme au bord de la route, son visage n'est plus qu'une ride, les dents ont quitté la maison il y a longtemps , assis devant sa cagette.
Dedans: un chou blanc, une courgette, trois tomates et deux oranges, récolte du matin sans doute qu'il essaie de vendre pour gagner quelques sous.
Il a de la fierté dans le regard et moi un sentiment de malaise.
 
A chaque retour la même question: pourquoi ?
A chaque retour le même désir: c'est quand le prochain ?
 
Dans mes sacoches 61 ans de vie, 61 ans d'envie.
 
J.M
 

 
Posté le 29.07.17 à 08:21
 
Jean
Le billet de Bucephale.
Rencontre: mythe ou réalité le secret appartient a mon maître.
 

40 jours déjà et pourtant il me semble que c était hier.
Milieu du Portugal, nous arrivons a l étape.
Rite habituel, désharnaché je gambade, mon maitre monte le camp, douche et détente ( piscine,marche)
Ce jour là, la détente s éternise.
Enfin il arrive.
-Inutile de m attendre,je repars.
Évaporé, j attends cependant mais Morphée gagne la partie.
Lendemain matin , on est pas en avance.
Il sort de la toile et d'autorité :
On ne part pas.
Comment ? On ne part pas.
Il file. Pas vu de la journée, pas de la soirée.
Je n existe plus.
6.30 h du matin il arrive enfin.
Tristesse indicible sur son visage.
Pas un mot ,démonte le camp, charge les sacoches n importe comment, monte en selle et départ pas vers la sortie mais les allées du camping.
Arrêt : ELLE est là.
 
Dieu qu' elle est belle dans l indécente féminité matinale.
Elle le regarde les yeux luisant de larmes contenues.
Lui est à l'unisson.
L air transpire les gestes qu' ils ne font pas.
Nul ne risque l irréversible impudique signe.
Délicatement mon maitre tourne ma tête vers la sortie.
Il m éperonne si doucement qu' il espère que je ne le sente pas.
Ne pas se retourner.
Chaque centimètre est une immensité, chaque mètre une éternité.
Je me fais aussi léger que possible mais le fardeau le plus lourd est invisible.
Surtout ne pas se retourner, ni des yeux, ni du coeur, jamais.
 
Nous allons...,.....,..,
 
Equinement vôtre- Bucéphale.
Posté le 06.08.17 à 20:20
 
Jean
Le billet de Bucephale- la Loire a vélo.
Errance hédoniste dans le lit de la belle insoumise.
 

 
Mon maître avait dit: si ils nous restent quelques forces, ressourcement sur le Loire.
Effectivement ,un autre vélo, un autre voyage.
Douceurs Angevines.
Promenade apaisée ou la belle au gré des chemins de halage,petites routes,sentes et pistes cyclables se laisse découvrir.
Parfois,impudique et lascive, elle offre au regard ses courbes et ses creux, parfois mutine,elle se voile dans un drapé de verdure et seul son murmure nous accompagne.
Coquetterie féminine.
 
Et puis Saumur magnifique dans les couleurs du petit matin.
Grande émotion lorsque sur la voie verte nous rejoignons 20 cavaliers en uniforme pour le décrassage matinal de leurs montures.
Je me redresse autant que possible, mon maitre remonte les épaules mais rien n y fait; côté prestance on arrive pas au garrot.
N empêche, j aurai chevauché quelques centaines de mètres au milieu du Cadre Noir.
Amboise et le Clos Lucé ou nous portons une accolade révérencieuse à Leonard de V. génie des arts et des sciences.
Pause Rabelaisienne a Chambord ou nous melons l histoire et la gastronomie.
Pause aussi technique pour régler le seul problème de bobologie du voyage.
Conflit au sujet d un verre de rosé d Anjou très frais entre mon maitre et une guêpe peu partageuse. Communication restreinte mais efficace. Piqure aux lèvres.
Le lendemain matin, ce n est plus Chambord mais Notre Dame de Paris.
C est Casimodo qui sort de la toile après un passage a tabac.
Le visage a doublé de volume, oeil gauche fermé et le droit assurant le strict minimum vital.
Animation général dans le camp:
Les enfants
- Maman,maman vite,vite, vient voir !
Les mères
- Que se passe t il ?
Les enfants en me montrant du doigt.
- E.T maman E.T !
Visite chez le toubib, corticoïdes et autres pharmacopées et le lendemain mon maitre avait retrouvé une vision acceptable pour rouler.
Ensuite Orléans ou pour la dernière fois nous changeons de cap.
Sud/ouest/nord/est/sud la boucle se referme.
Content de rentrer ? Oui/non
Dans quelques jours le dernier billet...nostalgique ? Intimiste?
Different ce sera le dernier du voyage.
 

Equinement vôtre- Bucephale.
Posté le 29.07.17 à 18:43
 
Jean
Terrine de lapereau, dos de sandre au beurre blanc, matelote d anguiilles au Vouvray , une pause Rablaisienne a Chambord s impose.
Posté le 17.07.17 à 17:05
 
Jean
Le billet de Bucéphale
Nord Espagne : le jour ou j ai marché sur l'eau.
 
Sur le ferry assurant la liaison Nord Portugal/Espagne mon maître m a dit :
 
Bucéphale, tu vois,le difficile est devant nous.
Mon maitre c est pas un menteur.
Après une mise en jambes de deux jours pour rejoindre Santiago et un jour de pause,nous partons pour la traversée nord Galice, Asturies, pays Basque.
Dès le premier jour l ambiance est affichée : pluie,ça monte,ça descend.
Côte nord Galice puis passage en Asturies ou les conditions continuent de se dégrader.
Et puis. : Navia/La Espina.
Nous partons, il ne p!eut pas. La moue dubitative de notre hôtelière aurait du nous alerter.
5 km et la pluie arrive; une vraie pluie ,dense, formant des vagues et des torrents sur la route au gré des courbes et du vent.
Moi je marche sur l eau.
Bon je roule sur l eau,sous l'eau,dans l eau.
Au bout de 20 km je crie,je grince, j hurle ma souffrance.
Mon maitre oblige de s arrêter pour remettre de la crème dentaire et huile apaisante sur mes articulations.
Et on repart.
30 km de saute-mouton le long de la côte et cap dans la montagne. 28 km de montée.
On remonte une rivière au lit devenu trop étroit, pente modérée sous un déluge incessant.
La pente se redresse et la rivière devient torrent. On est perdu dans la montagne, seul, pas une habitation a 6 km/h.
Il est ou ce bled ?
L eau ruisselle sur le visage de mon maitre (ou est ce des larmes ?)
Enfin la pluie cède la place au brouillard et au froid et.....La Espina.
671 m d altitude pose au sommet de la montagne, quelques centaines d âmes avec comme seule animation les éoliennes installées sur la ligne de crête.
Une enseigne d hôtel qui n existe plus.
Un bar dans la seule rue du village appelée pompeusement rue principale et écrit en tout petit: habitaciones.
Miracle ou mirage ?
Mon maitre rentre.
- buenas tardes !
- posible una habitaciones pour la noches y una casa pour ma bicicleta Bucephale ?
-Si
- Y pour comer ?
- Si,una sopa ?
- Una sopa caliente ,si,si.
Mon maitre m installe dans ma casa, sa chambre, douche et vêtements secs,la sopa caliente et sous la couette.
Juan-Maria Malhieres y Bucephales rêvent.
Ils rêvent de route ensoleillées encouragées par les sourires de jo!les jeunes filles.
"Nature, berce les chaudement,ils ont froid" ( le dormeur du val).
Nous sommes repartis, dame nature a compris que nous ne cederions pas et fait preuve de plus de mansuétude.
On bascule sur le pays Basque juste au bon moment.
Pile après des soldes monstres 80 % de rabais plus 2 achetés, 2 gratuits sur les panneaux "pente a 10 % ".
Ils en ont mis de partout sur les bords de route.
Mon maître me dit:
On appelle cela le comique de répétition.
Il est nul leur comique.
Voilà, après 48 h de repos a st Jean de Luz et une remontée motorisée rapide, nous sommes a Nantes pour la seconde partie du voyage.
4800 km et pour moi Bucephale l'Ibérie c est finie.
 

 

Equinement vôtre-Bucephale.
 

 

Posté le 06.08.17 à 20:18
 
Jean
Le billet de Bucephale
Portugal sud nord et Galice Santiago de Compostela.
 

 

26 avril,26 juin : deux mois que nous sommes partis et 3992 km.
L organisme de mon maître commence à souffrir.
Moi je suis en pleine forme. Pas un claquage,pas un déferrage.
Selon Monsieur qui passe son temps sur mon dos le plus dur reste à venir.
Depuis deux jours on teste.
Le Portugal superbe et quelle gentillesse.
Aussi la journée la plus dure depuis le départ.
Cabo do Roca pointe septentrionale de l 'Europe.
Vent "Patagonien".
Moi je tourne le tête de tous côté, mon maitre veut aller tout droit.
Au pire des rafales 4km/h a tenter de conserver l équilibre.
Sommes rattrapés par deux solides gaillards qui bataillent contre Éole à.... 8 km/h.
Sympa ils ralentissent à notre niveau.
- " strong wind"
- Yes
Dans leurs regards de l incompréhension et une pointe de pitié.
- Good luck,Guy!
Et ils s en vont.
 
Et puis Sans Marthino do Porto......mais c'est une autre histoire.
La canicule et les dramatiques incendies qui nous ont épargné en nous laissant juste une teinture grisée sur la cabane de mon maitre et percevoir les blessures infligées à la forêt.
Les petites routes en terre ou pavées ou mon maître binôme solidaire m a poussé.
A l abri de l'orage dans l'abri bus avec un vieux Portugais qui nous raconte ses 25 ans passes en france.
Les retrouvailles de mon maître avec ses collègues de job 17 ans après.
Et puis enfin de nouveau l Espagne avec la magnifique côte de Galice et le début des routes de montagne pour rejoindre Santiago.
Tapas et vinos compris.
 
Equinement vôtre- Bucephale
Posté le 07.08.17 à 07:40
 
Jean
Retrouvailles 17 ans après de l'ami Luis collègue de travail.
Forcément autour d'une bonne table de spécialités culinaires de Madère.
Soirée fort sympathique.
L'ami Luis salue tous les "exonniens".
Ce matin un peu dur pour redémarrer.
Posté le 30.06.18 à 10:45
 
Jean
Le billet de Bucephale
Espagne-Portugal
 

Nous nous sommes quittés aux portes de Cadiz donc plus très loin du Portugal.......….....normalement.
Entre les deux, la fierté de l Andalousie : le parqué nationale de DANANA.
Porte Est San Lucar de Barramedia
Porte Ouest Matalascanas
Distance 30 km
DANANA est une réserve naturelle traversée du nord au sud par le Rio Guadalquivir qu' il faut contourner via Coria d'El Rio aux portes de Séville. Tarif + 200 km!
Aznalcazar porte nord du parc ou l on croise les Sévillans et Sévillanes avec leurs montures en tenues traditionnelles.
Quelle altière élégance ces Sévillanes.
Ensuite la dure journée.
Aznalcazar. Lépé. 110 km.
Dès 10 h on sent que ça va chauffer.
Fin de matinée 32°C pour traverser Huelva.
Mon maitre souffre. Première fois au il me fait une remontrance.
Bucéphale tu exagères. Pour te soulager depuis le départ je perds 150 gr/jour.
Toi rien; t'as pas perdu un gramme.
A 14 h il jette l éponge. 38° C au thermomètre (39° a 19 h).
C est raisonnable. Hôtel et repos.
Le lendemain traversée du Guadiana par ferry !!!!!
J évite ainsi le pont international ou des automobilistes à la main baladeuse ont tendance à vouloir caresser ma croupe.
Enfin traversée de l Algarve d' Est en Ouest.
Beau pays le Portugal et quelle gentillesse.
Fini les routes bordées de décharges à ciel ouvert.
Point négatif les Portugais conduisent comme les Français. CQFD.
Désormais cap au Nord.
 

Equinement vôtre. Bucéphale.
Posté le 06.08.17 à 20:16
 
Jean
Hans sa poussette et sa bonne humeur.
Posté le 01.06.17 à 09:16
 
Jean
Le billet de Bucephale.
"Andalousie"
 
Voilà 10 jours que nous roulons. Je pensais avoir tout fait: les chemins défoncés, les petites routes,les nationales,les corniches........erreur il manquait l'autoroute.
l'Andalousie m aura offert le meilleur et le pire. De magnifiques balcons surplombant des criques paradisiaques, des kilomètres coincé entre les bâches plastiques des serres tel un couloir de prison aromatisé d odeurs nauséabondes et puis l autoroute que les espagnoles baptisent route nationales de type autoroute.
Ne pas craindre la mort disait Épicure.
Et puis quand même l essence du voyage: les rencontres.
Hans,sa poussette et son petit chien en route depuis novembre 2016 en Allemagne direction St Jacques de Compostelle.
Personne ne lui a dit au il était arrivé alors il a continué.
Le Portugal, l Andalousie son prochain objectif Rome puis la Sicile.
Il m a offert 2 tomates sans doute maraudées chemin,m' a taxé de 2 € pour un café.
Sacré Hans!
Et puis retrouvailles de Jean-Pierre Haut-savoyard rencontré une première fois au cap Cerbère et retrouvé 3 semaines plus tard au même camping pour le bivouac.
Avons roulé 2 jours ensemble.
Une jeune Anglaise en solo sur le même tout que moi .
Rencontre éphémère du voyage.
Un canidé sportif qui pensait doubler Bucephale.
Il me connait pas ce bâtard.
Bucéphale 2 ,canidé 1.
On fera le compte au bout.
Et enfin la récompense.
El Cabrio au dessus de Tarifa.
La mer a gauche, l océan a droite et le détroit de Gibraltar.
On aperçoit les côtes africaines du Maroc.
Je ne sais de mon maître ou de moi lequel était le plus ému.
2500 kilomètres 31 jours de vélo.
 
Equinement votée- Bucéphale.
Posté le 29.10.17 à 11:11
 
Jean
-Le billet de Bucephale-
Région Valenciens/Murcia
 

Ça y est; lundi soir l écurie sera en Andalousie. Traversée de l Espagne Est région sans grand intérêt ou mes sabots ont goûté plus que de raison aux nationales........avec une ou deux frayeurs.
C est derrière nous.
Cependant belle rencontre et soirée anglaise à San Miguel de Salinas.
Petit camping tenu et occupé par 90 % d anglais.
Mon maitre vient de monter l écurie et remplit son carnet de route lorsque:
Hello !
Il sort la tête de la toile et voit un vieil anglais largement septuagénaire avec a la main une bouteille de rouge cuvée 2010 ( fameux) un verre a pied et un tire-bouchon.
It's a welcome gift for you !
Acceptation et remerciements sous condition de partger le divin breuvage,
Homme charmant qui voyage 4 mois par an dans un superbe camping car complément de son luxueux mobilhome.
Nous avons parlé famille, nous avons parle Brexit .
Mou Bucephale je voyais bien que mon maitre n aurait pas de difficultés à trouver le sommeil.
Il n'en a pas eu.
Le lendemain moins fringuant.
Ce jour nous sommes a Usla Pana cite thermale dédiée aux soins des articulations !!!
Arrivée par une route de montagne ou mes sabots ont établi un nouveau record de vitesse: 68.3km/h à mon compteur.
 
-Equinement vôtre. Bucephale.
Posté le 06.08.17 à 20:11
 
Jean
Le billet de Bucephale
- La Catalogne -
 
Mon maître a jeté la carte de la Catalogne et remplacé par Espagne Est.
La Catalogne est derrière nous.
France Espagne par cette superbe route entre Collioures et Llanca.
Magnifique corniche du cap Cerbère qui réchauffe les jarrets.
Puis descente plein sud via Figures jusqu'à Loiret d'El Mar.
Ensuite, nouveau challenge pour mes sabots plus habitués aux chemins boueux au au périphériques et boulevards urbains.
Question:
Comment traverser de grandes agglos sans en faire trois fois le tour ?
Mon maître me dit:
Bucephale, il faut faire confiance à la sagesse des anciens.
Pense à ton aïeul Bucephale 1.
Fais comme lui,utilise ton ombre.
Si tu la maintiens à flanc droit le matin,tout droit nous traverserons.
Super,nous avons traversé Barcelone puis Valencia plein centre sans difficulté.
Mieux que mappy et openruner réunis.
Il était pas c..... mon aïeul.
Seul petit souci la sortie de Barcelone vers l aéroport pour la direction de GAVA.
Plus de chemins équestres, tous interdit réservés aux canassons pétaradant.
Et puis,et puis.
Pascual Del Aguilar alias Jacky.
Mon maitre l appel Jacky parce qu il est sorti du four trop tôt.
Manque un bon 1/4 d heure de cuisson.
Mais sympa. Il parle pas un mot de français encore moins d anglais mais mitraille en Espagnol.
Il me guide.
Son Bucephale est de type BMX.
A fond sur les trottoirs, contre allée, oued asséché, sentes entre grillage et barrière d autoroute.
A bloc mon guide.
Mon maitre gueule. Trois fois on passe terminal 1.
Jacky: no problèmos,no problèmos.
Mon maitre: no problèmos mon c.....
Mais 2 heures plus tard nous étions à GAVA autour d une bière avec Don Pascual del Aguila.
Ensuite descente jusqu'à Peniscola retrouver mes fins limiers et soirée commune.
Cap au sud pour moi et retour en terre savoyarde ,mission accomplie pour les bisserains.
Aujourd'hui mon maître ma donné un RTT au sud de Valencia.
 
"Équinement vôtre" Bucephale.
Posté le 06.08.17 à 20:09
 
Daniel
Alerte générale. Avis de recherche.
On a perdu la trace de Robert (le prénom a été changé pour préserver l'anonymat), le cyclo qui a dit être parti chez les Zibères. Le dictionnaire Larousse est formel : les Zibères ça n'existe pas. On trouve les Zazaries qui peuplent l'Azerbaïdjan, les Zhéllènes qui boivent de l'ouzo et dansent le sirtaki, les Zhelvètes qui sont nos voisins qui accueillent nos économies, mais pas de Zibères. C'est une supercherie, ou peut-être Robert a t-il fait une fugue ? "ça peut arriver" nous a dit le commissaire de police de Chambéry.
La presse a été informée. Le club local "Les Cyclos Bisserains" s'est mobilisé et a envoyé à la recherche de Robert un groupe de fin limiers qui a établi son quartier général à Peniscola en Espagne. D'ailleurs Peniscola c'est un drôle de nom. On connaît Coca Cola et on sait que c'est la première partie, la coca, qui a fait le succès et la réputation de la boisson, alors forcément pour Peniscola on s'interroge parce que cola c'est juste un truc rajouté pour faire espagnol. Et l'on craint que nos enquêteurs aient d'autres préoccupations que la recherche de notre ami Robert . . .
Posté le 07.05.17 à 22:18
 
Daniel
Extrait d'une conversation saisie sur un trottoir devant le siège des Cyclos Bisserains.
- Il parait que Robert (le prénom a été volontairement changé pour préserver l'anonymat) est parti en Ibérie.
- l'Ibérie ? ça n'existe pas. Il a dû oublier le S
- la Sibérie ? Quelle drôle d'idée d'aller en Sibérie à cette époque ! J'espère qu'il a pris des moufles.
- A moins qu'il soit parti ailleurs, il a peut-être mis le I en trop. Regardons le dictionnaire.
B...
Bérézina
Béring
Berk
Berkélium
Berry, ça y est j'ai trouvé, il est parti dans le Berry. C'est quand même plus près de chez nous.
- Le Berry ? Quelle drôle d'idée à cette époque. C'est au printemps qu'on va à Bourges. Pas en hiver. Remarque que Saint Pourçain sur Sioule ou Mareuil sur Arnon sous la neige ça doit être pas mal.
- Il y en a qui ont quand même de drôles d'idées.
- Je suis bien d'accord avec toi. Il aurait mieux fait de partir en Espagne avec nous. Nous, on part demain. On lui enverra une carte postale de Peniscola. Il parait qu'il va faire beau. C'est même André Sigot qui l'a dit et lui il se trompe jamais.
Posté le 07.05.17 à 22:16
 
Jean
Le billet de Bucephale
 

Et voilà
Première étape de complicité avec mon maitre
Première étape difficile avec une météo humide fraîche voire froide et venteuse.
Premier jour,bon sang ne saurait mentir ,une petite rincée dès Chapareillan.
Comme encouragements mon maitre me dit: on va passer a Sète chez G.Brassens.
Moi: ????
Le lendemain départ de Grenoble un petit 3 degré au thermomètre et un crachin glacial.
Mon maitre a plein poumon:
"Bucéphale dans le mauvais temps
Qu il avait donc du courage
Bucephale dans le mauvais temps
Tous derrière et lui devant".
Mon maitre est fou.
Heureusement deux premières nuits écurie en dure.
( famille et CCistes).
Troisième nuit au pré, j entends mon maitre greloter dans son duvet.
Nous avons privilégié le chemin des écoliers.
Sympa mais ça n avance pas.
Chambéry,Grenoble voie verte jusqu'à a St Gervaix puis pied du Vercors et retour voie verte a La SONE village de la vierge noire.
Romans,traversée du pont du Mistral le bien nommé a Valence et via Rhona pour récupération a Beaucaire après quelques cafouillages du canal du Rhône a Sète.
Un peu de canal du midi puis magnifique canal de la Robine.
Mes sabots étaient souvent boueux.
Itinéraire non adapté aux purs sangs.
Éole nous fait des misères.
Rarement il caresse ma croupe, souvent inhalation a plein naseaux.
Et puis les inévitables aversions ataviques des canidés.
Première manche je gagne la course.
Bucéphale 1 canidé 0.
Deuxième manche pas vu venir.
Ce sale roquet accroché a ma cuisse gauche (sacoche).
Mon maitre me dit d accélérer et on traine cette sale bête sur 30 m.
Les coussinets ont du chauffer, il a lâché.
Petite cicatrice ,il parait que les blessures de guerre rendent plus séduisant.
Bucephale 1 canidé 1.
Mon Maître a théorisé :
" le chien est aux cyclotouristes ce que le célibat est aux prêtres.
Si tu supportes pas, a ta vocation tu renonceras".
Deuxième étape: L Espagne.
 
Equinement vôtre. Bucephale.
Posté le 07.08.17 à 07:42
 
Bernard
Mercredi 26 avril 13H30 à la Croix de Bissy.
Jean est au départ avec son fidèle compagnon Bucéphale harnaché de sacoches.
Direction Grenoble, Valence, la vallée du Rhône
et le Languedoc Roussillon avant la frontière espagnole.
Ensuite le grand tour de l'Espagne et du Portugal.
Puis les pays basques espagnol et français.
Remontée de la côte atlantique et retour par la Loire.
Arrivée prévue à Bissy fin octobre.
Beau programme pour ce fidèle aux voyages itinérants à vélo.
" Jean, les Cyclos Bisserains te souhaitent de belles étapes, des paysages superbes,
des rencontres sympas, des bons coups de pédale et surtout une météo clémente.
A bientôt, peut être à Peniscola début mai et à Amboise mi septembre"
Posté le 26.04.17 à 14:24
 
Jean
BUCEPHALE en Ibérie
 

 
Envie d’ailleurs, appétence d’altérité, demain c’est le départ.
Bucéphale a de nouveau gonflé ses flancs d’appendices salvateurs.
En trublion de chaque aventure, Pyrrhon vient toquer à la porte des rêves.
Après les douces langueurs des crachins Bretons, Normands et rives de Mer du Nord, auxquelles ont répondu, en rythme, les claquettes de la pluie des Ardennes Belges, notre prochaine aventure prend le cap au sud.
 

Un petit mistral complice et nous voilà en Catalogne.
En gardant, aux aurores, Râ à main gauche c’est cap au Sud Espagne.
 

L’Andalousie !
Vais-je succomber à la cambrure gracile de belles Sévillanes ou fondre pour les yeux de velours de « La Belle de Cadix » ?
Au Portugal, les complaintes emplies d’espoirs mélancoliques des chanteuses de Fado vont elles m’émouvoir aux larmes ?
Nul ne le sait et c’est le charme du voyage.
 
Puis retour sur les terres montagneuses des soubresauts Pyrénéens.
La Corogne, les Asturies et retour accompagné de chants Basques, lieu de notre mixité sans frontière.
S’il me reste quelques forces, ce sera un ressourcement en terre Angevine et Touraine le long de la libertaire Loire, puis traversée de la Burgondie et de la patrie des ventres jaunes avant de rejoindre le berceau familial de V.E.R.D.I .
 
Serais-je à la hauteur de mon fidèle Bucéphale ?
Binôme solitaire, 7500 Km, environ 5 mois en autonomie ; l’itinéraire, le gite et le couvert appréhendé au jour le jour .
Le monde appartient au vivant.
Dans mes sacoches ,61 ans de vie, 61 ans d’envie.
 
Vamos , Ir là, Hara joan
Arvi pa.
 

 

 
Pour les" non savoyard"
V.E.R.D.I
Acronyme de Victor Emmanuel Roi D' Italie
(duc de Savoie)
 

Posté le 25.04.17 à 08:11
 
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